On aurait aussi pu choisir pour titre « Annemasse : quand le tableau noir prend des couleurs… explosives !« , car cette ville, à l’intersection des cultures et des idées, offre décidément un véritable spectacle visuel.
La pédagogie version pyrotechnie : une nouvelle méthode d’enseignement ?
Vendredi 9 mai 2025 restera sans aucun doute gravé dans les annales du lycée Jean-Monnet d’Annemasse en Haute Savoie. Oubliez les traditionnels cours magistraux et les interrogations surprises, place au spectacle son et lumière ! Des esprits visiblement en quête d’une animation un peu plus… percutante ont décidé de pimenter le cours en introduisant une batterie de feux d’artifice en pleine salle de classe. Allez, roulez jeunesse !

On imagine sans peine le silence studieux soudainement interrompu par les crépitements joyeux, les gerbes incandescentes colorées… et les volutes de fumée parfumée.
Si l’on en croit certains témoins, le doigt accusateur de l’enseignante a été élégamment remplacé par des tirs de mortier. Une approche pédagogique audacieuse, il faut le reconnaître. Une approche qui a au moins eu le mérite de faire se coucher les élèves sous leurs tables. A noter : aucun élève n’a été blessé dans cette démonstration de créativité débordante. L’ordinateur de l’enseignante, lui, a visiblement moins apprécié cette soudaine effusion artistique.
Conseil de discipline : l’instance qui fait trembler les murs (surtout les murs des autres établissements)
Face à cet événement pour le moins « invraisemblable » (le mot est faible), une plainte a été déposée. Un conseil de discipline se tiendra dans les semaines à venir. C’est qu’il faut du temps pour monter les pièces du dossier à charge, plusieurs semaines…
On imagine déjà les longues et passionnantes discussions au sein du fameux conseil de discipline. Cette instance est vraiment très redoutée de nos jours par les élèves et certains parents. Un véritable épouvantail des cours de récréation qui fait trembler (de rire? #rigole #tremble). Elle aura, bien sûr, un impact considérable sur l’avenir de ces jeunes talents. Ceux-ci iront probablement exprimer leur sens de la fête dans un autre établissement, l’école étant, hélas, toujours obligatoire.
En attendant les sanctions (qui feront sans doute plutôt trembler l’administration), une cellule d’écoute a été mise en place. On ne sait jamais, certains élèves pourraient avoir été légèrement… surpris par ce festival improvisé. Les professeurs, quant à eux, sont rassurés quant au bon déroulement du baccalauréat. Après tout, quelques feux d’artifice ne sont rien en comparaison du stress d’une dissertation de philosophie, n’est-ce pas ? En somme, show must go on !
Pour conclure, soyons sérieux deux secondes (juste deux secondes, hein). Comment nos jeunes vont-ils s’épanouir et se changer les idées si on leur retire ces petites distractions explosives ? Il faut bien que jeunesse se passe… euh se fasse remarquer, à défaut de se faire comprendre.
À Annemasse, on dirait que la nouvelle mode, c’est le « parental advisory explicit content… and fireworks »1. C’est comme partout en France d’ailleurs, parce que visiblement, les limites, sont comme les extincteurs dans cette classe : décoratives.
- Dans la langue de Molière, traduction littérale « Parents, attention, contenu cru… et feux d’artifice », ou en d’autres termes, « avertissement parental / parents protégez vos enfants ». En Coréen on traduirait par : « élève tes gosses correctement ». ↩︎


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