Emmanuel Macron, notre maître du suspense
Décidément, notre Président n’en rate pas une. Il nous offre un épisode de soap opera politique digne des plus grandes séries B ! Après la traditionnelle valse des ministres, nous avons un nouveau tube pour l’automne. C’est « Un Premier ministre, ça s’en va et ça revient » (sur un air de Claude François réactualisé). Ou quand la politique joue à « Je te quitte, je te reprends ».
On nous avait pourtant assuré, la main sur le cœur (et l’autre sur le décret), qu’il avait terminé sa mission. Même s’il avait déjà techniquement… démissionné. Oui, tout le monde suit ? Non ? C’est normal, c’est de la politique française. Et là, surprise ! Telle une chanson de l’été qui passe en boucle, la rumeur d’un retour de Sébastien Lecornu à Matignon réchauffe l’ambiance.
Mais enfin, ils jouent à quoi dans les hautes sphères ? À la chaise musicale ? Au post-it géant sur l’organigramme ?
Chapitre 1 : le concept du « Premier Ministre-loyal »
D’un autre côté, il faut avouer que Sébastien Lecornu est un peu le phénix de la Macronie. C’est le seul copain du Président qui n’a pas encore :

- Retourné sa veste (on parle bien ici de sa fidélité, pas de ses choix vestimentaires).
- Crié à la maladie mentale (celle du chef ou celle du système, peu importe).
- Monté un parti concurrent (du moins, pas encore, l’article n’est pas terminé).
Loyal, me direz-vous. Oui. Loyal comme le chien du cirque qui saute dans le cerceau. On admire la performance, on s’inquiète pour le système squelettique derrière.
Chapitre 2 : l’art subtil de la démission qui n’en est pas une
Revenons à cette histoire de démission. En politique, démissionner, c’est comme promettre de se mettre au sport après les fêtes. Tout le monde le fait. Personne n’y croit vraiment.
Lecornu est donc l’homme qui a démissionné. Cependant, le Président garde sous le coude Lecornu (ou sous le siège, c’est selon l’ameublement de l’Élysée). C’est la version politique du couple qui rompt pour se remettre ensemble 48 heures plus tard. Sauf que là, c’est la France qui regarde, avec un grand bol de pop-corn et une sacrée migraine.
La crise de la quarantaine politique ?
Est-ce une crise de la quarantaine politique ? Le besoin de se rassurer avec les vieux copains ? Ou juste l’incapacité à trouver quelqu’un d’autre d’assez masochiste pour prendre le poste dans la situation actuelle ? On penche pour un mélange savant des trois, saupoudré d’une bonne dose d’ennui.
Chapitre 3 : l’hypothèse du « Lecornu 2.0 »
Alors, si l’on reconduit M. Lecornu, va-t-on assister à une version améliorée ? Le « Lecornu 2.0 » ?
- Nouvelle fonctionnalité : Fait le grand écart entre la droite et la gauche tout en souriant.
- Mise à jour majeure : Gère la crise et fait semblant que tout va bien. Et surtout fais-le avec un nouveau costume pour plus de crédibilité.
- Bug non corrigé : Doit continuer à gérer un pays ingérable. (Ah, ça, c’est en freemium).
Finalement, le retour de Sébastien Lecornu, ce n’est pas seulement un choix politique. C’est un aveu : « On a cherché, on n’a pas trouvé mieux. Alors, reviens, Seb. S’il te plaît. Discute avec les gens, on t’offre les croissants. »
Conclusion : que le meilleur (le plus docile) gagne !
Quoi qu’il en soit, cette valse des Premiers Ministres est intrigante. Ils démissionnent, mais jamais totalement. Cette situation nous confirme une chose : la politique française est un incroyable spectacle de cirque.
Entre les démissions, les remises en question… les rumeurs et les démentis de l’entourage qui appellent à cesser « les fausses informations » (coucou, on parle de vous !), il ne nous reste qu’à nous installer confortablement.
Sébastien Lecornu sera-t-il le Retour tant attendu ou juste l’énième figure Biscornu d’une crise qui n’en finit pas ? Le suspense est à son comble. En attendant, n’oubliez pas : si vous démissionnez, assurez-vous de laisser la porte ouverte. On ne sait jamais, on pourrait avoir besoin de vous dans 48 heures.
Et remettons les pendules à l’heure pour conclure. Souvenez-vous que 48 h + 48 h = 48 h et que 20 h c’est la même heure que 22 h. C’est clair ?


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