Vous êtes une figure politique. Vous portez l’étendard de l’écologie. Vous êtes calme, sereine, agréable à vivre, vous rayonnez de bonheur et ne voyez que le bon côté des choses. Bref, vous êtes une Marine exemplaire. Et pourtant, votre carrière est au point mort, non pas à cause de vos idées lumineuses, mais à cause… de votre prénom !
Concentrez-vous bien, juste pour pouvoir vous transposer, parce que quand-même c’est un peu compliqué.

Madame Tondelier n’en peut plus !
Son problème ? Une concurrente (dont on taira le nom par peur des représailles judiciaires). Même si on sait très bien de qui il s’agit… Cette Marine aurait, par sa notoriété, transformé le prénom « Marine » en une sorte de marque déposée politique. Oh la vilaine ! C’est la tragédie du XXIe siècle : la cheffe des Verts n’est plus capitaine de son propre navire. L’ancre a été jetée par l’Autre Marine. L’équipage est confondu.
« Allons bon ! », s’exclame la France. De quelle autre Marine parle-t-on ? Marine Jacquemin ? Marine Lorphelin ? Marine Rambach ? Marine Bosquillon-Ferreti ? Peu importe ! Notre Marine ne marchande pas avec son prénom, hors de question ! Elle refuse d’être cataloguée par une simple homonymie. Pour se faire entendre, la dame en vert1 s’agite. Elle doit absolument riposter.
La chasse Marine est ouverte
La riposte est inattendue, surprenante et absolument terrifiante pour tout le monde : Marine Tondelier lance la Poursuite Nominale ! Une nouvelle mode visant à poursuivre tous ceux qui utilisent un prénom déjà « occupé ».
Le chaos s’installe dans les registres d’état civil et les rayons de supermarché :
- André a eu de la chance : sa marque a déjà coulé, lui évitant un procès pour « abus de trisyllabe ».
- Morgan résiste vaillamment, tel un pirate des temps modernes.
- Caroll y échappe de justesse grâce à son deuxième L salvateur. Un « L » d’écart entre la liberté et les huissiers.
Tremblez, prénoms ! L’ère de l’anonymat forcé est arrivée. Chanel, Chloé, Brice le surfeur, Kenzo : vos jours sont comptés. Changez de nom, ou préparez vos avocats.
Le scrutin de l’onomastique : les criminels du quotidien
Mais le pire, c’est que cette folie s’attaque désormais aux gens honnêtes !
- Paul le boulanger : Non, Monsieur Paul, vous n’avez aucun droit d’utiliser ce prénom pour vendre vos croissants !
- Mégane (surtout si elle conduit une voiture du même nom) : Par quelle audace ? Comment osez-vous utiliser notre patrimoine linguistique pour désigner votre existence ?
La situation est gravissime : Marine Tondelier, après la martyre du IIIe siècle, est désormais la martyre du XXIe siècle. Son fardeau ? Être confondue. Pourtant, il est évident qu’elle et l’autre Marine partagent le même profil. La même allure aussi (deux femmes blondes, deux carrières publiques). Mais c’est cette confusion qui l’empêche d’avoir la grande carrière qu’elle mérite, celle d’une femme calme et sereine.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez une Marine, surtout, demandez-lui poliment :
« Êtes-vous la gentille Marine qui ne se complique pas la vie, ou bien… l’autre ? »

Et surtout priez pour ne jamais croiser un avocat avec le prénom d’une marque de luxe… rien qu’à y penser, maître Bentley vous fait déjà trembler.
Doit-on désormais déposer son prénom à l’INPI pour éviter les ennuis ? Dites-nous si votre prénom est en danger !
- dame en vert qui ironiquement devrait s’habiller en bleu pour respecter l’étymologie de son prénom. ↩︎


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