Depuis quelques années, notre Président, Emmanuel Macron, semble avoir pris goût à certains grands écarts. Au programme : des décisions unilatérales dignes d’un empereur romain en pleine crise de mégalomanie. Il fait preuve aussi de quelques ambitions de leadership européen qui feraient pâlir Charlemagne. C’était sans compter sur ses positions sur la Russie qui changent plus vite que la météo à Brest.
Face à ces agissements, nous regrettons presque le calme plat d’un Président passionné par les petites phrases et les flanelles. Alors, une question nous taraude… mais qui, sur Terre, pourrait sonner l’alarme et lui dire : « Stop, Manu, tu vas t’allonger un peu ?«

Heureusement, la France a des murs porteurs institutionnels. Avouons-le, on se demande s’ils n’ont quand même pas un peu tendance à prendre l’apéro pendant les heures de bureau.
Richard Ferrand au Conseil Constitutionnel : l’ancien copain qui devra dire STOP ?

C’est là que le Conseil constitutionnel, le « Conseil des Sages« , entre en scène. Leur Président, Richard Ferrand, ancien pilier de la Macronie, est le gardien suprême de la Constitution.
- Le scénario-catastrophe. Le Président Emmanuel Macron décide, un matin, que le passe Navigo devrait être universel et obligatoire dans le monde entier. Pire, qu’il faut envoyer tous les stocks de croissants de l’Élysée sur le front ukrainien.
- Le rôle de Ferrand. Si la folie avérée (ou le simple épuisement nerveux) est constatée, c’est Richard Ferrand qui préside l’organe chargé de l’empêchement (Article 7). Imaginez la scène : l’ancien ami regarde l’actuel Président Emmanuel Macron du haut de sa fonction. Il lui dit : « Écoute, Manu, on t’aime bien. Mais là, le pacte de croissant mondial est manifestement incompatible avec l’exercice de ton mandat. » On parie donc que la conversation sera filmée et classée « Top Secret Défense Croissant ».
Le Parlement : le match de catch de la destitution
Pour les cas plus graves, imaginons qu’ Emmanuel Macron décide d’annexer la Belgique en s’appuyant uniquement sur Twitter. Et en utilisant aussi ses chars à gyropodes pourquoi pas. On passe alors à la vitesse supérieure : la Destitution (Article 68). C’est le Parlement, notre cher bicamérisme, qui se transforme en Haute Cour pour l’occasion.
1. Yaël Braun-Pivet (Assemblée Nationale) : le marteau de la justice

Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, tient le marteau. C’est elle qui, en tant que Présidente de la Haute Cour, dirigerait les débats houleux.
- L’humour noir . Après des mois de « JE pense ceci », « J’AI décidé cela » sans consulter personne… elle pourrait enfin lui dire, devant caméras : « Monsieur le Président, en matière de décisions unilatérales, nous avons atteint les limites de ce que la Nation peut encaisser. Vous êtes officiellement remplacé par un algorithme. Votons la destitution !«
2. Gérard Larcher (Sénat) : le vétéran qui assure l’intérim d’Emmanuel Macron

Mais le vrai héros de la continuité, c’est Gérard Larcher, Président du Sénat. En cas d’empêchement constaté par Ferrand, c’est lui qui prend les clés du Château.
- Le soulagement des Français : Le bon sens rural et l’amour du terroir remplaceraient subitement la start-up nation. On pourrait enfin souffler. Larcher, c’est la garantie que pendant l’intérim, on ne lancera pas d’attaque nucléaire surprise. Cependant, on aura peut-être droit à une excellente blanquette à l’Élysée lové dans un joli fauteuil. C’est un retour au bon sens paysan après des années de folies de grandeur.
Bref, si vous craignez que l’un des discours de notre Président Emmanuel Macron sur l’envoi de troupes en Russie ou sa dernière lubie institutionnelle soit la goutte de trop… sachez que le plan B existe. Il est juste « surveillé » par trois copains. Un ancien pote, une femme de caractère qui continue de marcher avec lui. Et enfin, un homme tatoué LR-Macron qui préfère visiblement la bonne bouffe aux conférences de presse.
Et franchement, tout ça c’est plutôt rassurant. N’est-ce pas ?


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