Le Comté. Ce fromage emblématique, adulé par les Français au point de détrôner tous les autres en 2024. Un incontournable, vous dis-je !
Tellement important qu’il a sa propre page sur le site du Ministère de l’Agriculture. Rien que ça. On nous explique doctement que selon ce que broutent les vaches, le Comté peut nous offrir une symphonie de saveurs. Le temps qu’il passe en cave influence également ces saveurs. Elles vont de la délicate noisette à la surprenante pointe de café. Tout un poème, n’est-ce pas ? De quoi faire rougir les experts en dégustation de Bordeaux.
L’écolo-gourmand fait son coming-out sans Comté
Mais voilà que patatras ! Un certain Pierre Rigaux, autoproclamé « naturaliste » et « écologue ». (Les guillemets sont importants. Vous allez comprendre.) Il vient semer la zizanie dans notre plateau de fromages.
Figurez-vous qu’il ose affirmer que produire ce délice de notre terroir polluerait la nature. La pollution résulterait des « petites commissions » de nos amies les vaches Montbéliardes.
Et le clou du spectacle : manger du Comté nous rendrait complices de maltraitance animale. Car, tenez-vous bien, les vaches et les veaux finissent… à l’abattoir ! On se croirait dans une mauvaise blague, sauf que ce monsieur était très sérieux sur France Inter.
A noter. Depuis 2017, il est prestataire pour des bureaux d’études en environnement. Il travaille aussi pour des associations de protection de la nature et des animaux. C’est rassurant. Et avec un coup de bol l’état lui confie (indirectement) des missions rémunérées de temps en temps.
Alors, on dit adieu à la fondue au Comté? Pas si vite !
Ce militant (politique of course) est visiblement plus à l’aise avec le marketing émotionnel qu’avec les réalités de l’élevage. Peut-être est-il aussi en quête d’un peu de notoriété et de buzz, qui sait ? Monsieur nous somme donc de rayer le Comté de nos vies.
Exit les gougères croustillantes1. Adieu les tartes réconfortantes. Les risottos crémeux sont également à proscrire de nos menus. Les salades gourmandes sont aussi bannies. Sacrilège suprême, adieu la fondue savoyarde conviviale ! Sa conclusion est sans appel :
« Si le comté est mauvais écologiquement, si c’est mauvais pour les animaux, terrible même pour les animaux […], il faut donc arrêter d’en manger. »
C’est dit. Merci monsieur Rigaux. Heureusement que vous êtes là pour réfléchir. Quand on croit avoir touché le fond, on continue à creuser, creuser…
Bon, soyons sérieux deux secondes. Si l’on écoutait tous les Cassandre autoproclamés, on ne mangerait plus rien. Alors, on continue de se faire plaisir avec un bon morceau de Comté. Nous soutenons les producteurs locaux à chaque bouchée. Franchement, un monde sans Comté serait un peu moins… savoureux, vous ne trouvez pas ? Et puis, avouons-le, une bonne tranche de Comté, ça met quand même de bonne humeur. Et ça, pour la santé mentale, c’est indéniable !
Le Comté, c’est bon pour la santé… mentale ! (Et pour nos papilles, accessoirement).
- Gougères au comté. Ingrédients : 75 g de Comté, 3 œufs, 125 g de farine, 50 g de beurre, 1/2 cuillère à café de sel. Préchauffez le four à 180°C (thermostat 6). Déposez dans une casserole le beurre coupé en morceaux. Faites-le fondre à feu doux avec le sel et 25 cl d’eau. Lorsque le beurre est bien fondu, ajoutez la farine d’un seul coup. Mélangez vigoureusement à l’aide d’une spatule en bois, jusqu’à obtenir une pâte homogène. Elle doit se décoller des parois de la casserole. Ajoutez les œufs un à un en mélangeant bien à chaque fois. Râpez le Comté et ajoutez-le à la pâte à chou. Mélangez-bien pour le répartir uniformément. Couvrez une plaque de cuisson de papier sulfurisé. Déposez-y à l’aide de deux petites cuillères, des tas de pâte suffisamment espacés car ils vont gonfler à la cuisson. Enfournez pendant 35 minutes. Lorsque les gougères au Comté sont bien dorées, sortez-les du four. Laissez les gougères au Comté refroidir 1 ou 2 minutes pour ne pas vous brûler. Dégustez-les chaudes ou tièdes. ↩︎







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