L’actrice Cécile de France est à l’affiche de Dalloway, un thriller captivant qui explore les dangers de l’intelligence artificielle. Le film a été présenté au NIFff (Neuchâtel International Fantastic Film Festival). L’actrice y incarne Clarissa, une écrivaine en quête d’inspiration confrontée à une IA nommée Dalloway.

Ce thriller est un reflet de nos peurs contemporaines. Il soulève la question : et si l’IA, censée nous aider, se retournait contre nous ?
Un rôle complexe au cœur d’un sujet brûlant
Pour ce rôle, Cécile de France se glisse dans la peau d’une artiste menacée par son propre assistant numérique. Si la collaboration semble idyllique au départ, la situation dégénère rapidement, plongeant Clarissa dans une spirale d’angoisse et de paranoïa. L’actrice souligne le parallèle avec la réalité, notamment avec la grève des scénaristes d’Hollywood qui craignaient d’être remplacés par l’IA.
Ce rôle a permis à Cécile de France de déployer une large palette d’émotions. Elle a montré des émotions allant de l’épuisement à la peur. Emotions évoluant progressivement vers l’angoisse et la folie. Elle confie avoir particulièrement apprécié la complexité de son personnage, une opportunité « passionnante » pour une actrice.
L’IA, un « monstre » à encadrer selon Cécile de France
Le film Dalloway soulève des questions cruciales sur l’encadrement de l’intelligence artificielle. Cécile de France, qui s’est longuement documentée sur le sujet pour son rôle, partage ses inquiétudes.
« On a inventé ce monstre, ce Frankenstein qui nous échappe déjà« , déclare-t-elle, tout en ajoutant qu’il n’est pas encore trop tard pour agir.

Pour elle, il est urgent de légiférer sur l’IA, car le danger est réel. « Il faut se réveiller tout de suite« , prévient l’actrice, non sans souligner le pessimisme des chercheurs qui travaillent sur ces questions.
Le film Dalloway, réalisé par Yann Gozlan, sortira en salle le 17 septembre.


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