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Accord Boeing 737 MAX : justice pour les victimes?

L’annonce vient de tomber. En effet, un accord entre le gouvernement américain et Boeing vient d’être conclu. L’objectif : éviter un procès pénal à l’entreprise américaine Boeing. Un procès lié aux accidents mortels du 737 MAX en 2018 et 2019. En conséquence, la colère et la déception de nombreuses familles de victimes de crash Boeing sont douloureusement ravivées.

Crash Boeing 737 max, un accord sans précédent

Un juge fédéral texan doit encore toutefois valider cet accord. . Mais… son sort semble bel et bien déjà être scellé. Car il permet (entre autres) au constructeur aéronautique d’Arlington d’échapper à un procès prévu le 23 juin 2025.

Cet accord s’inscrit dans un contexte de rebondissements judiciaires. En premier lieu, un incident est survenu en vol sur un 737 MAX 9 début 2024. À la suite de cet incident, les autorités avaient dénoncé un précédent accord de 2021. Puis, en décembre 2024, un juge fédéral a rejeté un nouveau document. Le magistrat a par la suite fixé une date de procès en mars. Cela a poussé les parties à se rapprocher.

Un accord en deux temps

Pour commencer, Boeing a admis sa tentative d’entraver le travail de la Federal Aviation Administration (FAA). Le gouvernement des Etats-Unis reprochait à Boeing de ne pas avoir communiqué à la FAA des aspects techniques. Principalement ceux du logiciel anti-décrochage MCAS. Ses dysfonctionnements et un manque de formation des pilotes sont à l’origine des deux tragédies.

Ensuite, le constructeur s’engage verser 1,1 milliard de dollars (soit 970 millions d’euros). Cette somme comprend 444,5 millions de dollars pour un fonds d’indemnisation des proches de victimes. Elle inclut une amende de 244 millions de dollars. Enfin, 455 millions sont destinés au renforcement des programmes internes de sécurité, qualité et conformité.

L’onde choc après les crash de Boeing

La décision a provoqué une onde de choc. Elle soulève la question fondamentale de la valeur des vies humaines. Cela se pose face aux intérêts économiques.

Pour les familles endeuillées, il semble que la perte d’un être cher soit considérée comme un simple dommage collatéral, un détail ? Selon certains, le gouvernement américain aurait privilégié la capacité de Boeing à signer des contrats avec le gouvernement fédéral. Ces contrats sont essentiels pour ses activités aérospatiales et de défense. Cela aurait été fait plutôt que de poursuivre pleinement la justice.

Les accidents aériens du Boeing 737 MAX

La procédure en question concerne les accidents de deux Boeing 737 MAX 8. Ces crashs ont été des événements tragiques marquants dans l’histoire de l’aviation moderne.

  • Lion Air en octobre 2018

Un Boeing 737 MAX s’est abîmé en mer de Java en octobre 2018. Cet accident a engendré des pertes émotionnelles et des questionnements sur la sécurité aérienne.

  • Ethiopian Airlines en mars 2019
Boeing 737 max

L’accident est survenu peu après le décollage d’Addis-Abeba.

Il a suscité des préoccupations encore plus grandes… concernant la conception de l’avion et la série de décisions techniques qui avaient conduit à son utilisation.

Ces deux crash Boeing ont causé la mort de 346 personnes au total. Ils ont profondément impacté les familles des victimes. Toute l’industrie aéronautique en a subi les répercussions. Ils ont entraîné l’immobilisation de toute la flotte de Boeing 737 MAX partout à travers le monde. On a alors mené des examens minutieux des normes de certification partout.

Les victimes des crashs méritent-elles plus de justice ?

Le gouvernement américain a rencontré des familles de victimes pour leur faire part de ses intentions. Une partie d’entre elles a exprimé leur soutien ou leur absence d’opposition à cet accord. Cependant, un grand nombre a manifesté son mécontentement. Aussi, des familles se disent « complètement choquées » par la décision du ministère de la Justice. Selon un sénateur démocrate, les proches « méritent justice, pas ce simulacre ».

Paul Cassell, avocat de plusieurs familles, a qualifié les manquements de Boeing de « crime le plus meurtrier commis par une entreprise dans l’histoire des États-Unis ». Il a dénoncé un « genre d’accord sans précédent » qu’il compte contester.

Outre le volet pénal, des procédures au civil intentées par les proches des victimes visent toujours Boeing. Au moins deux procès en réparation sont prévus pour juillet et novembre 2025. Une maman de victime accuse la ministre de la Justice d’avoir « peur d’aller au procès ». Elle la tient pour responsable du « prochain accident ».

Quelle est la morale à tirer de cet accord Boeing 737 MAX ?

La morale est, pour rappel, le reflet des valeurs éthiques et des principes qui guident le comportement humain. Une leçon essentielle que l’on tire des expériences de la vie. Elle ne se limite pas à un simple énoncé. Elle se transforme alors en un guide. Un guide qui façonne notre compréhension du monde. Et qui façonne donc notre manière d’agir envers les autres, nous incitant à réfléchir sur nos choix et leurs conséquences.

Chaque situation, qu’elle soit positive ou négative, porte en elle l’opportunité d’apprendre quelque chose de précieux. Qu’elle est donc cette opportunité voulue par le gouvernement américain ?

Cet accord controversé soulève deux questions fondamentales :

  • la responsabilité des entreprises
  • la primauté de la justice dans les affaires de sécurité publique.

Pensez-vous que cet accord offre une véritable justice aux familles des victimes ?

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